La HAS propose de généraliser le test sérologique avant la vaccination, pour le SARS-Cov-2

La HAS propose de généraliser le test sérologique avant la vaccination, pour le SARS-Cov-2

Coronavirus – la HAS propose de généraliser le test sérologique avant la vaccination, pour le SARS-cov-2, depuis le 31 mai, la campagne de vaccination française entame une nouvelle étape ; désormais, les personnes de plus de 18 ans, sans conditions, pourront se faire vacciner.

Outre le fait qu’elle boucle la première étape de la campagne de vaccination en France, la journée du 31 mai a également été marquée par un autre évènement majeur, qui peut changer la donne de la pandémie en France, et que nous détaillons ci-après.

Invitée au micro de la Radio Monte-Carlo ce lundi passé, Dominique Le Guludec annonce que la HAS dont elle est la présidente se penche en ce moment sur la possibilité de généraliser le test sérologique avant la vaccination.

L’adoption de ce nouveau protocole permettrait d’éviter les doses de rappel pour les personnes ayant des anticorps préexistants contre le virus SARS-CoV-2, le but ultime étant de vacciner un maximum de personnes, dans un minimum de temps, afin d’éviter à la pandémie de se propager.

Généraliser le test sérologique avant la vaccination.

Concrètement, qu’est-ce que cela va impliquer ; est-ce vraiment prudent de n’injecter qu’une seule dose de vaccin aux personnes présentant déjà une réponse immunitaire contre la Covid-19 ; qu’est-ce que les autorités pensent de ce nouveau protocole, notamment le ministère de la santé ?

Nous allons aussi parler de l’importance de la vaccination des plus jeunes pour en finir avec cette pandémie mondiale, surtout que l’EMA vient d’autoriser la vaccination des 12-15 ans, et pour simple rappel, les personnes ayant déjà subi la maladie, n’ont droit actuellement qu’à une seule dose.

Un test sérologique – c’est quoi ?

Un test sérologique Covid-19 ou test d’anticorps Covid-19 est un test utilisé pour détecter dans le sang les anticorps contre le virus COVID-19 développés par l’organisme au contact du virus SRAS-Cov-2, comme c’est le cas, pour les personnes qui ont déjà développé la maladie.

Les tests d’anticorps diffèrent des tests sur écouvillonnage, qui testent pour voir si vous avez actuellement le virus, il est aussi important de noter qu’un test sérologique ne permet pas de savoir si une personne est immunisée contre la COVID-19 dans la mesure où la présence d’anticorps dans l’organisme n’empêche pas une nouvelle contamination.

Un test sérologique au moment de la première dose

Avoir des anticorps contre le virus COVID-19 dans votre organisme ne vous protège pas complètement de la maladie, néanmoins, de nouveaux éléments suggèrent que cela peut finalement présenter quelques avantages.

Depuis un bon moment déjà, de nombreux chercheurs du monde entier émettent l’hypothèse selon quoi ceux qui présentent déjà des anticorps contre le virus COVID-19 n’auront plus besoin que d’une seule dose de vaccin pour être complètement immunisés contre le virus.

Aujourd’hui, plusieurs études sérieuses confirment la véracité de cette hypothèse ; c’est la raison pour laquelle en France, la Haute Autorité de Santé (HAS) prévoit de banaliser dans les prochaines semaines les tests sérologiques avant la première dose de vaccin.

Cela permettrait de savoir si la personne à vacciner a besoin d’une ou deux doses, cela clarifierait la situation, tout en augmentant le nombre de personnes vaccinées, répondant simultanément à la pénurie des doses proposées.

Cette nouvelle a été annoncée le 31 mai dernier. Interrogée sur RMC, Dominique Le Guludec, présidente de l’HAS explique qu’ils travaillent en ce moment à l’élaboration d’un document officiel qui va encadrer la « banalisation » des tests sérologiques au moment de l’injection de la première dose de vaccin contre la Covid-19.

Au micro de RMC, elle a aussi avancé que très peu de recontaminations ont été détectées sur les millions de cas recensés dans le monde, cela signifie qu’une infection à la Covid-19 sollicite réellement une réponse immunitaire fiable.

Et aussi que pour les personnes présentant cette réponse immunitaire, une seule dose de vaccin suffit, et c’est ce qui se pratique actuellement pour les gens qui ont déjà souffert du virus et de la pandémie, qui n’ont droit qu’à une seule dose.

Parlons du nouveau vaccin avant les tests sérologiques

Peu de gens les savent, mais en règle générale pour produire un vaccin, il faut entre 8 et 10 ans, mais avec la volonté d’arrêter cette pandémie mondiale, le nouveau vaccin, aura mis moins d’un an, pour être produit, distribué et diffusé, c’est une vraie révolution.

Les inventeurs sont un couple marié de deux allemands immigrés  (origine Turquie), ils ont utilisé une technique jamais utilisée pour l’homme (pratiquée pour les animaux), mais pas pour les êtres humains, dénommée par les experts « génie génétique ».

Cela consiste à injecter un leurre, que l’on dénomme ARNm (messager) au lieu d’un virus désactivé, ou un virus atténué, et l’organisme va s’entrainer à lutter contre pour susciter une réponse immunitaire, en lui apprenant à reconnaitre le virus cible (et in fine à le détruire).

Grande avancée médicale et technologique, pour le monde entier.

Les experts considèrent que c’est une très grande avancée médicale pour la science et pour l’humanité, une promesse prometteuse et innovante, et les deux laboratoires les plus en pointe sur le projet de vaccin sont : BioNTech (allemand), et Moderna américain, dirigée par un français.

Selon les revues spécialisées, 1 Milliard 300 mille doses, sont prévues en production pour la seule année 2021, un seul bémol, sa conservation, dans les conditions actuelles, il doit être conservé dans des supers freezers, à moins 70 ou moins 80 degrés.

Les scientifiques calculent que le pourcentage de réussite est d’environ 94 %, c’est très prometteur, si on le compare à d’autres vaccins, tels que celui de la grippe annuelle annoncé seulement pour une réussite de 40 à 50 % de succès.

Ce qu’il faut retenir, c’est que les nouvelles technologies vaccinales, bouleversent les pratiques connues jusqu’à maintenant, celles concernant les molécules d’ADN ou d’ARNm (message), s’avèrent être un grand pas pour la science, et nous laisser espérer un futur meilleur.

Généralisation des tests sérologique avant la vaccination – un protocole bientôt approuvé

Cette proposition de la HAS est encore en cours d’élaboration, elle attend d’être approuvée, notamment par le ministère de la Santé ; et cela devrait plus  tarder, car Dominique Le Guludec a déjà évoqué le fait que cette proposition de la HAS va être précisée dans les prochains jours.

De son côté, le ministre de la Santé Olivier Véran a aussi déjà évoqué l’importance de ce nouveau protocole, il aurait aussi déjà saisi les autorités sanitaires pour tenter de savoir si réellement les personnes présentant déjà des anticorps contre la Covid-19 n’ont plus besoin que d’une seule dose.

Pour le ministre de la Santé, l’adoption de ce nouveau protocole ne peut s’agir que d’une « très bonne nouvelle », car elle va permettre d’accélérer la campagne de vaccination et aussi de réduire son coût, qui augmente chaque jour, et devient considérable.

D’autres spécialistes vont même jusqu’à avancer qu’elle réduirait considérablement les chances d’émergence de mutants résistants aux vaccins, tels que les variantes déjà problématiques du Royaume-Uni, de l’Afrique du Sud et du Brésil.

Vaccination des plus jeunes – la nouvelle priorité des autorités

Selon les spécialistes, les moins de 18 ans ont un faible risque de contracter la Covid-19, et quand c’est le cas, ils développent le plus souvent des formes bénignes de la maladie, donc il conviendra de les vacciner, pour éviter de propager la pandémie, mais ce n’est pas une priorité.

Et vu que pour l’heure, nombreuses sont encore les personnes âgées qui ne sont pas encore toutes vaccinées (21% des plus de 70 ans, 26% des plus de 60 ans et 34% des plus de 50 ans), les autorités préfèrent faire de la vaccination des plus jeunes leur nouvelle priorité.

Il s’agit certainement d’une excellente stratégie pour limiter la diffusion du coronavirus vers les plus fragiles, une stratégie qui peut enfin être déployée, car la vaccination avec le vaccin Pfizer des 12-18 ans vient d’être autorisée au sein de l’UE, ce qui n’était pas le cas avant le 29 mai.

Et pour information également, sachez que le vaccin Pfizer dispose déjà d’une autorisation de mise sur le marché pour les personnes de  plus de 16 ans. En ce moment, rien n’empêche donc tous les pays européens de vacciner les plus jeunes, du moins pour certaines catégories.

En ce qui concerne la France, avec la vaccination des plus de 18 ans qui a déjà commencé, la vaccination des adolescents est à présent la prochaine et l’ultime étape qui va vraiment permettre d’en finir avec cette pandémie mondiale.

Et puisqu’il s’agit d’une nouvelle priorité, la vaccination des adolescents de 12 à 18 ans va être lancée rapidement, alors que initialement les autorités avaient prévu de le faire début septembre 2021, néanmoins, aucune date n’a encore été divulguée.

Auteur Antonio Rodriguez, Directeur de Clever Technologies.

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