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Covid-19 il est loin d’être terminé, avertit l’OMS.

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Covid-19 il est est loin d’être terminé, avertit l’OMS; le 11 janvier dernier l’EMA, Agence européenne des médicaments, par l’intermédiaire de son porte-parole Marco Cavaleri a fait son point de presse régulier sur le COVID-19.

Le chef de la stratégie vaccinale de l’EMA s’est notamment prononcé sur le sujet de l’évolution de la pandémie de Covid-19. Il a estimé qu’Omicron, de toute évidence moins dangereux que le variant Delta, va sûrement transformer le « Covid-19 en une maladie endémique avec laquelle l’humanité peut apprendre à vivre ». Il faut par-là comprendre que la fin de la pandémie approche à grands pas.

Et parmi les experts, il n’est pas le seul à penser cela. Craignant surtout un relâchement de la part des dirigeants européens à l’égard des efforts à fournir pour contrer la maladie, le patron de l’OMS a tenu, et ce sans perdre de temps, à donner son avis là-dessus en soulignant une fois de plus que la pandémie est « loin d’être terminée ».

Le variant Omicron n’est pas « le début de la fin » de la pandémie, selon l’OMS

Le variant Omicron n’est pas « le début de la fin » de la pandémie, réplique Tedros Adhanom Ghebreyesus, patron de l’OMS face à la déclaration de l’EMA ou encore à celle du ministre suisse de la Santé Alain Berset qui comme Marco Cavaleri a également estimé qu’Omicron serait « le début de la fin » de la pandémie.

Si tous les experts du monde entier reconnaissent aujourd’hui qu’Omicron est en moyenne moins dangereux que Delta, l’OMS, de son côté, préfère se montrer prudent. Par l’intermédiaire de son président Tedros Adhanom Ghebreyesus, l’Organisation mondiale de la Santé a récemment fait la déclaration qu’en tenant des discours qui dit « qu’Omicron est une maladie bénigne est trompeur, nuit à la réponse globale et coûte plus de vies ».

Pour l’OMS, en tenant un tel discours, les hauts responsables et dirigeants européens risquent surtout de démotiver les gens à se faire vacciner.

Ba2, le petit frère d’omicron inquiète les scientifiques

Détecté en France il y a quelques semaines, un sous-variant d’Omicron baptisé « BA.2 » retient aujourd’hui toute l’attention des autorités. BA.2, qui possèderait « 28 mutations de plus » qu’Omicron serait déjà majoritaire au Danemark et risque d’ici peu de devenir la version la plus répandue en Europe et dans le monde.

Alors, faut-il s’inquiéter de Ba.2 ? Personne ne peut encore répondre à cette question dans la mesure où on connait peu de choses sur ce sous-variant d’Omicron. Au micro de LCI, le professeur Antoine Flahaut a précisé que pour l’heure la communauté scientifique ignore encore l’origine de BA.2, sa virulence ou encore sa capacité d’échappement à l’immunité.

Et le seul élément de connu le concernant, ajoute A. Flahaut, est « qu’il soit plus contagieux », ce qui n’est pas vraiment une bonne nouvelle.

Sachant que BA.2 possède une contagiosité accrue bien supérieur à tout ce qu’on a vu jusqu’ici, ce qui est vraiment à craindre avec lui, c’est que si jamais il échappe à l’immunité conférée par le vaccin et les infections antérieures, alors la perspective d’une sixième vague encore plus importante est très probable.

Le pic de la 5ème vague n’est pas encore atteint

Depuis le mois de décembre, mois qui correspond à l’arrivée du variant Omicron, hautement contagieux, les nouvelles contaminations ont bondi à des niveaux inédits. Il faudra attendre le 16 janvier pour que le nombre des nouveaux cas baisse enfin sous la barre de 300 000 cas. Ce jour-là, la France comptabilisait 294.452 contaminations, alors qu’une semaine auparavant 310.000 personnes ont été diagnostiquées portant le virus.

Tout le monde a alors pensé que le pic de la 5ème vague était atteint. Ce qui n’est malheureusement le cas, car le 26 janvier la France comptabilise encore 428 008 nouveaux cas de contamination, soit une augmentation 145% par rapport au 16 janvier.

Bien que soudaine et inattendue, cette augmentation correspond pourtant à la déclaration faite par le Pr Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de Genève (Suisse), le 17 janvier dernier auprès de LCI. Il disait que « la France n’a pas encore atteint le pic épidémique ». Ce jour-là, le taux de reproduction du virus en France était encore fixé à 1,18, alors qu’il doit être inférieur à 1 pour que l’évolution du nombre des nouveaux cas soit à la baisse.

Olivier Veran, met en garde  9 millions de français risquent de perdre leur pass.

Neuf millions de personnes en France pourraient perdre l’utilisation de leur pass vaccinal le 15 février prochain si elles ne reçoivent pas de dose de rappel, a averti le ministre de la Santé mardi, exhortant les gens à prendre rendez-vous dès maintenant.

Il a rappelé aux français qu’à partir du 15 février les règles changeront pour signifier que les gens doivent recevoir un rappel dans les quatre mois suivant leur dernière injection. Si ce délai s’écoule et qu’un individu n’a pas encore eu son injection de rappel, alors son laissez-passer expirera.

Jusqu’à présent, les dernières données montrent que près de 54 millions de français ont reçu au moins la première dose de vaccin et 30 millions ont reçu trois injections.

Le laissez-passer sanitaire, qui permet d’accéder aux espaces publics tels que les restaurants, les bars, les cinémas, les théâtres et les salles de sport, est désormais dans la plupart des cas un « pass vaccinal ». Son utilisation est entrée en vigueur lundi dernier.

Pour rappel, le pass vaccinal est requis pour toute personne âgée de 16 ans et plus et présente pour son propriétaire la preuve d’être entièrement vacciné. À une exception près, les personnes qui reçoivent leur première dose de vaccin avant le 15 février peuvent obtenir un « laissez-passer vaccinal » immédiatement si elles obtiennent également un test Covid négatif (qui restera valide pendant 24 heures), et s’engagent à obtenir une deuxième dose dans un délai d’un mois.

Christine Taubira, désormais « pour » la vaccination obligatoire

Changement de discours pour le moins inattendu pour Christine Taubira, candidate à la présidentielle 2022. Lundi, au micro de C à Vous sur France 5, elle a déclaré « être favorable à la vaccination obligatoire ». Ce qu’elle n’approuve pas en revanche, « c’est la restriction de liberté » a-t-ajouté. Selon elle, Emmanuel Macron aurait dû tout simple prendre la décision d’une obligation vaccinale, plutôt que de restreindre la liberté des gens avec le pass vaccinal.

« Il semble qu’il vaille mieux imposer le vaccin, donc faisons le franchement. S’il vaut mieux contraindre, contraignons en expliquant », a-t-elle également ajouté.

Pour rappel, en septembre dernier, Christine Taubira avait fait polémique en refusant de demander aux Guyanais de se faire vacciner. Suite à cela, le ministre de la Santé actuel l’a accusé de lâche et s’était dit « effaré » des propos tenus par l’ancienne ministre.

Pourquoi le pass vaccinal ne s’applique pas partout en outre-mer ?

Le pass vaccinal est obligatoire sur tout le territoire métropolitain depuis lundi 24 janvier. En Outre-mer en revanche, ce n’est pas le cas, du moins pas encore, l’exception de deux îles de l’océan Indien : la Réunion et Mayotte.

Dans les territoires d’Outre-mer, l’application du pass vaccinal se ferait donc au cas par cas. Et les préfets ont déjà eu l’autorisation d’agir en fonction du contexte local. C’est un amendement spécial introduit par la députée MoDem de Guadeloupe Justine Béni qui a permis la mise en place de cette mesure exceptionnelle qui dit que les préfets ont pour ordre de maintenir le pass sanitaire dans leur territoire respectif seulement si « les circonstances locales le justifient ».

En Martinique par exemple, seulement 42,8% des habitants sont vaccinés. Introduire le pass vaccinal dans un tel contexte risquerait de créer des tensions, déjà que la population française d’outre-mer reste en majorité défavorable au vaccin obligatoire.

En Guadeloupe et en Guyane, la situation n’est pas plus encourageante. Ces deux départements présentent de faibles taux de vaccination de seulement 41% et 40,7% respectivement, et pourtant cela fait déjà plus de deux ans, que nous supportons cette pandémie mondiale.

Auteur Antonio Rodriguez, Directeur Clever Technologies

 

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