Depuis 2011, la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, souvent présentée comme la plus grande du monde par sa capacité installée, n’a pas produit d’électricité. Située dans la préfecture de Niigata, sur la côte de la mer du Japon, elle compte sept réacteurs à l’arrêt, sans calendrier public de redémarrage qui fasse consensus. En 2026, le site demeure un symbole de la difficulté japonaise à relancer durablement une partie de son parc nucléaire, entre exigences de sûreté renforcées, acceptabilité locale et contraintes industrielles.
L’exploitant TEPCO, déjà marqué par l’accident de Fukushima Daiichi, affirme vouloir remettre la centrale sur le réseau, mais la prudence domine dans la communication comme dans la planification. Les autorités nationales, les élus locaux et les riverains attendent des garanties techniques et organisationnelles, tandis que le marché électrique japonais a changé, avec davantage de contraintes sur les prix, des importations d’énergies fossiles encore significatives et une politique énergétique qui cherche un équilibre entre décarbonation, sécurité d’approvisionnement et coûts.
Sommaires
Questions fréquentes
- Pourquoi Kashiwazaki-Kariwa est-elle arrêtée depuis 2011 ?
- L’arrêt prolongé s’inscrit dans le contexte post-Fukushima, avec un renforcement des règles de sûreté, des contrôles étendus et des conditions d’acceptation locale. Sur un site très vaste, la conformité et la validation des dispositifs organisationnels prennent du temps.
- Qui décide du redémarrage des réacteurs au Japon ?
- La décision repose sur un processus réglementaire national de vérification de la sûreté, mais le redémarrage nécessite aussi l’accord politique local, notamment dans la préfecture concernée, où les élus et les habitants demandent des garanties.
- Qu’est-ce qui bloque le plus à Niigata ?
- Au-delà des aspects techniques, la question de la confiance envers l’exploitant, la qualité des plans d’urgence, la transparence des informations et l’impact territorial pèsent fortement dans le débat public.
- Quel impact énergétique a l’arrêt d’un site aussi grand ?
- L’absence de cette capacité nucléaire limite la flexibilité du système électrique et peut conduire à davantage de recours à d’autres sources de production, souvent plus coûteuses. Elle influence aussi les arbitrages entre sécurité d’approvisionnement, prix et objectifs climatiques.

À retenir
- Kashiwazaki-Kariwa n’a pas produit d’électricité depuis 2011 malgré ses sept réacteurs.
- Le redémarrage dépend d’exigences de sûreté renforcées et d’inspections approfondies.
- L’acceptation politique et sociale dans la préfecture de Niigata reste déterminante.
- TEPCO avance prudemment, sans fixer de calendrier public consensuel en 2026.






