« Justice League », la version Zack Snyder, sort en VOD : la réponse de DC Comics aux Avengers de Marvel

« Justice League », la version Zack Snyder, sort en VOD : la réponse de DC Comics aux Avengers de Marvel

Le réalisateur de « 300 » et « Watchmen » est venu à bout de son projet titanesque, après la première mouture qui lui avait échappé. Superman, Batman, Wonder Woman, Flash, Aquaman et un petit nouveau, Cyborg, s’allient contre un extraterrestre belliqueux dans Zack Snyder’s Justice League. Sujet classique, la durée l’est moins : quatre heures d’une épopée labélisée DC Comics, éditeur puis producteur de films, concurrent de Marvel depuis toujours. Seulement visible sur les plateformes de streaming et en DVD, le film mériterait une sortie en salle, tant il est survitaminé.

Au terme d’aléas tragiques, Zack Snyder sort son director’s cut du Justice league de 2017, l’un des films les plus chers jamais produits, avec un budget de plus de 300 millions de dollars. Snyder est sur sa table de montage quand il apprend le suicide de sa fille. Effondré, le réalisateur est contrait d’abandonner son film, qu’il voit réduit de moitié par la Warner qui a élagué la richesse d’un scénario manichéen et basique. Joss Whedon, le réalisateur d’Avengers : l’ère d’Ultron (Marvel), se voit confié la postproduction du film, les effets spéciaux, et tourne des scènes additionnelles. Réduit d’une heure et demi (2h30 contre 4h00), le film reçoit des critiques dévastatrices et un accueil public mitigé. Aujourd’hui, avec cette nouvelle mouture, Snyder rétablit toute sa dimension ambitieuse et tonitruante.

Malheureusement, cette ampleur est limitée par l’utilisation du format dit « carré », alors que les blockbusters se prêtent à l’écran large (scope). Le parti pris de Snyder est un peu frustrant, d’autant que le film est uniquement visible sur un téléviseur, dont les écrans sont de plus en plus larges. Snyder fait un choix qui renvoie au cinéma des origines, comme s’il voulait revenir aux sources, dans le cadre, à l’opposé d’une technologie au top en termes d’image.

Si Justice League Director’s Cut tient sur sa longueur peu commune, il n’échappe pas aux bagarres répétitives à coups de gratte-ciel, comme de coutume. C’est la loi du genre. Commençant à la fin de Batman V. Superman : l’aube de la justice (2016), avec la mort de l’homme d’acier, plus d’un coup de théâtre émaillent le film. Le rapprochement entre les super-héros et leur stratégie sont aussi source de sous-intrigues et d’enjeux bien tournés.