Le 2 décembre, la vie quotidienne des Marseillais risque de tourner court. Avec une grève d’envergure touchant tous les réseaux de la Régie des Transports Métropolitains (RTM), les trajets s’annoncent chaotiques. Bus immobilisés, métros cloués au dépôt, tramways perturbés… l’ensemble de la mobilité urbaine vacille sous la pression d’un mouvement social orchestré par trois syndicats majeurs. Décryptage d’une journée noire pour les déplacements dans la cité phocéenne.
Sommaires
Une mobilisation massive qui paralyse le réseau
Dès l’aube, les voyageurs devront jongler avec horaires bousculés et itinéraires compromis. La RTM prévient : la circulation sera fortement altérée sur quasiment tout son réseau. Les agents, nombreux à avoir déposé un préavis, répondent à l’appel lancé par la CGT, la FSU et Solidaires. Résultat ? Aucun bus régional ne circule normalement, le métro reste aux arrêts et les trams oscillent entre interruptions partielles et retards.
L’ampleur du mouvement social frappe tout le territoire urbain. Les syndicats visaient déjà une démonstration de force inédite : dès les premières heures, les accès aux dépôts sont filtrés, forçant la RTM à ouvrir une cellule de crise. Plusieurs quartiers subissent immédiatement l’absence totale de transport en commun, exacerbant les difficultés matinales de milliers d’usagers. Aucun service public n’échappe totalement à cette mobilisation, renforçant la tension sociale locale.
Quels impacts pour train, métro, bus et tramway ?
Marseillais comme visiteurs s’inquiètent logiquement de la disponibilité des rames ou de la fréquence des passages. Chaque mode de transport traverse sa propre tempête. Voici ce qu’il faut retenir secteur par secteur concernant les perturbations du trafic :
- Bus : la plupart des lignes à l’arrêt ou fonctionnant très partiellement, priorité donnée aux axes principaux si effectifs suffisants. Perturbations majeures sur l’ensemble du réseau RTM.
- Métro : trafic suspendu sur les deux lignes principales, aucune rame prévue toute la journée. Les stations restent fermées.
- Tramway : seules certaines zones centrales restent desservies, fréquence drastiquement réduite à cause des absences signalées. Service très limité.
- Trains de la métropole : liaisons régionales impactées indirectement, rallongeant les temps de correspondance depuis les gares périphériques vers le centre-ville.
En clair, rares seront ceux qui pourront compter sur leur trajet habituel. Les solutions alternatives manquent cruellement, surtout avec les bouchons routiers qui explosent autour des grands axes marseillais.
Focus sur les écoles et autres services publics
Les conséquences dépassent largement le simple univers du transport. Les établissements scolaires voient leur taux d’absentéisme grimper, certains enfants restant chez eux faute de moyen pour rejoindre leur classe. Les services associés — restauration, périscolaire — tournent aussi au ralenti, alourdissant la charge sur les familles et le personnel municipal.
Les collectivités locales recommandent d’anticiper au maximum les déplacements. Certains bureaux municipaux aménagent leurs horaires afin de limiter le flux massif de demandes liées à la crise du déplacement urbain.
Date, durée et revendications des syndicats
Ce mouvement social, enclenché officiellement la nuit du 1ᵉʳ au 2 décembre, fait suite à d’autres mobilisations récentes. Leur objectif ? Obtenir la révision de la grille salariale, renforcer les effectifs sur certains secteurs sous forte pression et dénoncer la dégradation perçue des conditions de travail à la RTM.
Aucune date de fin annoncée côté syndicats, même si la direction espère un retour progressif à la normale dès le lendemain. Tout dépendra du niveau d’écoute accordé à leurs propositions lors des discussions en cours.
Qui sont les acteurs de cette grève inédite ?
Trois organisations syndicales mènent la danse : la CGT, la FSU et Solidaires. Leur alliance ponctuelle, rare localement, témoigne d’une volonté ferme d’accentuer la pression sur la direction de la RTM et ses partenaires institutionnels.
Chacune présente ses propres griefs : salaires, conditions matérielles dans les stations, rythmes jugés intenables par les conducteurs, souci croissant pour la sécurité des passagers. Cette convergence aboutit à un bras de fer inédit avec la hiérarchie, mobilisant bien au-delà du cercle militant traditionnel.
La gratuité élargie, un enjeu mis en pause
Au cœur du débat marseillais : la récente promesse de gratuité des transports pour les plus jeunes et les seniors. Offrir des trajets sans frais à tous les moins de 10 ans et plus de 65 ans devait démarrer dès septembre dans les 92 communes de la métropole Aix-Marseille-Provence.
Mais la grève change la donne. Les bénéficiaires potentiels doivent encore patienter avant de voir les effets concrets de cette mesure phare. Sans bus ni métros accessibles, la gratuité reste théorique pour une grande partie de la population visée.
Prévisions et dispositifs alternatifs pour les usagers
Face à la saturation attendue sur certains points stratégiques, plusieurs options secondaires se dessinent. Covoiturage improvisé via réseaux sociaux, recours forcé à la marche, utilisation exceptionnelle de vélos personnels ou trottinettes… la créativité devient indispensable pour braver l’impasse générée par cette grève des transports.
- Groupes de covoiturage spécialement organisés sur internet
- Barrages filtrants installés près des entrées de ville
- Parking relais saturés dès l’ouverture
D’autres choisissent simplement de reporter leurs déplacements non urgents. Les professionnels tentent d’ajuster leur planning et certaines entreprises passent au télétravail pour limiter les absences injustifiées.
| Mode de transport | Niveau de perturbation prévu | Solutions de repli suggérées |
|---|---|---|
| Bus | Très fort | Covoiturage, marche longue distance |
| Métro | Total | Vélo, trottinette, taxi |
| Tramway | Modéré à fort | Lignes alternatives, covoiturage |
Réponses aux questions essentielles sur la grève et la RTM
Pourquoi la grève perturbe-t-elle autant tous les transports en commun marseillais ?
Le mouvement social concerne la totalité des salariés sous contrat avec la RTM. Chauffeurs de bus, opérateurs de métro, équipes techniques du tramway : tous ont stoppé le travail suite à l’appel coordonné de trois syndicats majoritaires. Cela explique l’ampleur des interruptions enregistrées sur toute la chaîne de mobilité urbaine.
- Mobilisation intersyndicale rare
- Affectation multiple des personnels (plusieurs modes en commun)
- Manque de solutions de remplacement rapides
Quelles lignes de bus ou de tram circulent malgré la grève ?
Selon les secteurs et l’évolution du mouvement dans la journée, quelques lignes stratégiques peuvent être maintenues, notamment autour des grands hôpitaux. La liste précise évolue heure par heure et dépend directement des agents volontaires présents. Pour le tram, privilégier les portions centrales, souvent dotées d’un encadrement plus solide.
- Lignes prioritaires en zone centre-ville
- Service réduit pendant les horaires de pointe
- Adaptation en temps réel selon l’affluence estimée
| Type de transport | Niveau minimum attendu |
|---|---|
| Bus | Moins de 15% du réseau ouvert |
| Tramway | Jusqu’à 30% sur certains créneaux centraux |
La gratuité des transports est-elle maintenue durant la grève ?
En théorie, la gratuité annoncée pour les moins de 10 ans et les plus de 65 ans reste applicable à partir de septembre. Mais l’absence de services réguliers empêche toute réelle utilisation de cet avantage pour le moment, tant que les transports ne reprennent pas leur activité habituelle.
- Mesure effective uniquement en période de fonctionnement normal
- Période de transition pour adapter la billetterie automatique
Comment les usagers peuvent-ils s’organiser pour limiter la gêne ?
Anticiper reste le mot d’ordre. Le covoiturage via plateformes dédiées, la location temporaire de vélos ou trottinettes, ou encore l’aménagement exceptionnel du télétravail constituent les façons les plus répandues de pallier l’indisponibilité des transports collectifs lors de cette grève majeure.
- Utilisation d’applications spécialisées
- Partage de véhicules entre collègues ou voisins
- Adaptation des horaires de présence au bureau
Sources
- https://www.mobilicites.com/greve-du-2-decembre-a-marseille-transports-en-commun-bouscules-trois-syndicats-a-la-manoeuvre.html
- https://www.francebleu.fr/infos/transports/transports-en-commun-ce-sera-gratuit-des-septembre-dans-la-metropole-aix-marseille-pour-les-enfants-et-les-seniors-4776036
- https://metropole.nantes.fr/actualites/greve-du-2-octobre-quels-impacts-pour-le-service-public
- https://madeinmarseille.net/actualite/marseille/186886-bloquons-tout-quelles-perturbations-prevues-a-marseille-le-10-septembre/





