Khaoula Khemiri a été désignée lauréate du Prix 2026 consacré aux liens entre intelligence artificielle et ressources en eau, selon une publication datée du 11 août 2026. Ingénieure en hydrométéorologie, la chercheuse tunisienne s’est fait connaître par des travaux à l’interface entre observation environnementale, modélisation et outils de traitement de données, dans un contexte où la pression sur l’eau s’accentue dans les zones semi-arides.
La distinction intervient alors que les gestionnaires de bassins cherchent à mieux anticiper les extrêmes, sécheresses longues, épisodes pluvieux intenses, ruissellement rapide, en s’appuyant sur des volumes de données hétérogènes. L’IA est souvent présentée comme un levier pour transformer ces données en indicateurs opérationnels, à condition de maîtriser les incertitudes et de rendre les modèles explicables pour la décision publique.
Sommaires
Webmanagercenter met en avant Khaoula Khemiri, ingénieure en hydrométéorologie
L’annonce publiée par Webmanagercenter le 11 août 2026 présente Khaoula Khemiri comme lauréate du Prix 2026 autour de l’IA appliquée à l’eau. Le texte souligne son positionnement en hydrométéorologie, discipline à la jonction entre météorologie, hydrologie et gestion des risques, où la qualité des prévisions dépend à la fois des mesures (stations, radar, satellite) et de la capacité à représenter des processus physiques parfois très localisés.
Dans les régions semi-arides, l’enjeu ne se limite pas à quantifier une ressource moyenne. Il s’agit d’anticiper la variabilité, de comprendre où et quand l’eau circule, s’infiltre ou s’évapore, puis de traduire cela en arbitrages. Les collectivités et opérateurs, agriculture, eau potable, protection contre les crues, demandent des outils capables de fonctionner avec des données incomplètes, des séries discontinues et des capteurs qui évoluent dans le temps.
Les approches d’intelligence artificielle apportent des méthodes de détection de signaux faibles, de correction de biais et de prévision à court terme. Mais leur intérêt dépend de la gouvernance des données, de la traçabilité des traitements et de l’évaluation, notamment en période d’événements extrêmes où les modèles peuvent sortir de leur domaine d’apprentissage. La reconnaissance attribuée à Khaoula Khemiri met ce débat au premier plan, car elle consacre une trajectoire qui combine terrain, traitement de données et modélisation.
Sur le plan scientifique, son profil public fait état d’une activité de recherche en lien avec l’évaluation de l’érosion, la télédétection et l’impact du changement climatique, avec un volume de citations affiché à 110 sur des pages académiques consultables. Ce type d’indicateur ne dit pas tout, mais il suggère une production identifiée dans des thématiques où les institutions hydrauliques cherchent des résultats transférables vers des outils de diagnostic.

Le bassin de l’oued Merguellil sert de laboratoire aux modèles hydrologiques
Plusieurs travaux associés à Khaoula Khemiri portent sur le bassin versant du Merguellil, souvent cité comme représentatif d’un environnement semi-aride tunisien. Cette zone est fréquemment mobilisée comme terrain d’étude, car elle concentre des problématiques de ruissellement rapide, d’érosion et de pression sur les écoulements, avec des usages agricoles et des aménagements hydrauliques qui modifient la réponse du bassin.
Dans une étude décrite publiquement, l’objectif est de prédire le processus de ravinement, phénomène d’incision par l’eau qui peut accélérer la perte de sols et augmenter la turbidité. Pour l’action publique, l’intérêt est concret, localiser les secteurs à risque, prioriser des mesures de conservation des sols, limiter l’envasement d’ouvrages et réduire les impacts sur la qualité de l’eau. Ces analyses reposent sur des variables de pente, d’occupation du sol, de texture des sols, et sur des observations issues de terrain ou d’images.
Un autre article, publié dans la revue Land, s’intéresse aux drivers de la pression d’usage des terres dans le Merguellil à partir d’une approche DPSIR et de la télédétection. Sans confondre diagnostic environnemental et pilotage hydrologique, ces cadres contribuent à relier changements d’occupation du sol, décisions humaines et effets mesurables sur les écoulements. La question du partage de responsabilité entre variabilité climatique et action humaine, sur la baisse des débits par exemple, figure aussi parmi les références associées au bassin.
Pour l’IA, ce type de terrain d’étude est exigeant. Les événements déterminants peuvent être rares, les séries de mesures hétérogènes et l’occupation du sol changeante. Cela impose des méthodes robustes, validation croisée, tests hors échantillon, contrôle des biais de capteurs, et des choix prudents dans l’interprétation. Le fait que les travaux s’inscrivent dans des environnements contraints renforce l’intérêt de l’IA lorsqu’elle est utilisée pour compléter des modèles physiques, plutôt que pour les remplacer sans garde-fous.
La recherche sur un bassin comme le Merguellil a aussi une dimension de transfert. Les décideurs attendent des cartes de risque, des scénarios et des alertes compréhensibles. Les approches hybrides, combinant hydrologie et apprentissage automatique, peuvent fournir des résultats plus rapidement exploitables, à condition de documenter les limites. Dans un contexte de tensions sur l’eau, l’apport de méthodes reproductibles et transparentes devient un critère aussi important que la performance brute.

Questions fréquentes
- Qui est Khaoula Khemiri ?
- Khaoula Khemiri est une ingénieure en hydrométéorologie et chercheuse, dont les travaux portent notamment sur l’hydrologie, l’érosion et l’usage de données de télédétection, dans des contextes semi-arides en Tunisie.
- Quel est le sujet du Prix 2026 mentionné par Webmanagercenter ?
- Le Prix 2026 mis en avant concerne l’application de l’intelligence artificielle aux ressources en eau, avec un intérêt pour des outils d’analyse et de prévision utiles à la gestion hydrologique.
- Pourquoi le bassin du Merguellil revient-il souvent dans ses publications ?
- Le bassin versant du Merguellil est présenté comme représentatif du semi-aride tunisien. Il permet d’étudier l’érosion, le ruissellement, les changements d’occupation du sol et les variations des écoulements, sur des données souvent complexes à exploiter.
- Que peut apporter l’IA à la gestion de l’eau dans les zones semi-arides ?
- L’IA peut aider à détecter des signaux dans des séries de données hétérogènes, améliorer des prévisions à court terme et produire des cartes de risque. Son usage exige une validation rigoureuse, car les extrêmes et les données manquantes peuvent fragiliser les modèles.
À retenir
- Khaoula Khemiri est lauréate du Prix 2026 sur l’IA et les ressources en eau.
- Son profil est lié à l’hydrométéorologie, à la télédétection et à l’érosion.
- Le bassin du Merguellil sert de terrain de référence en environnement semi-aride tunisien.
- Les approches IA doivent rester validées et explicables pour un usage opérationnel.






